Le cancer du sein en adjuvant : quelles caractéristiques cliniques et histopathologiques en 2007? (2022)

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Bulletin du Cancer

Volume 97, Issue 12,

December 2010

, Pages 1421-1426

Résumé

Pour affiner les données épidémiologiques disponibles dans le cancer du sein en situation adjuvante, une étude nationale rétrospective a analysé 1 934 cas recensés entre mai et juillet 2007 par 88 centres français. Plus d'un tiers des patientes avait moins de 50 ans (26 %) ou plus de 74 ans (15 %). Les caractéristiques anatomopathologiques des tumeurs étaient les suivantes : inférieures ou égales à 2cm dans 62 % des cas, envahissement ganglionnaire dans 35 % des cas, récepteurs hormonaux positifs dans 85 % des cas et grade Scarff Bloom Richardson (SBR) III dans 18 % des cas. L'évaluation du statut HER2, réalisée sur 1 899 cas (98 %), a montré qu'au moins 12,1 % des tumeurs en situation adjuvante surexprimaient HER2. Cette surexpression était plus marquée avant 50 ans (15,9 versus 11,5 % de 50 à 70 ans et 10,0 % si ≥ 70 ans), pour les plus grandes tumeurs (pT2/3/4 : 15,9 %, ≤ 1cm : 11,4 %, entre 1 et 2cm : 9,0 %) ou un grade de SBR élevé (III [24,7 %], II [12,1 %], I [3,5 %]). Cette étude a permis de souligner la prévalence de la surexpression de HER2 chez les patientes âgées et pour les tumeurs de petite taille.

Abstract

To refine available epidemiological data in early breast cancer, a national and retrospective study analyzed 1,934 cases listed between May and July 2007 by 88 French centers. More than one third of patients had less than 50 years old (26%) or more than 74 (15%). The anatomopathological tumors' characteristics were as following: ≤ 2cm in 62% of cases, lymphatic invasion in 35% of cases, positive hormone receptors in 85% of cases, and SBR grade III in 18% of cases. The assessment of HER2 status, performed in 1,899 cases (98%), showed at least 12.1% of early stage HER2 positive tumors. HER2 overexpression was higher before 50 years old (15.9 versus 11.5% between 50 and 70 years, and 10.0% if ≥ 70 years old), for the largest tumors (pT2/3/4: 15.9%, ≤ 1cm: 11.4%, between 1 and 2cm: 9.0%) or for a high SBR grade (III: 24.7%, II: 12.1%, I: 3.5%). This study allowed to emphasize the prevalence of HER2 overexpression in elderly patients and for small size tumors.

Introduction

Le cancer du sein représente le plus fréquent des cancers de la femme dans les pays industrialisés et la plus fréquente cause de décès par cancer chez la femme. En 2006, l'incidence de la pathologie était de 430 000 nouveaux cas en Europe [1]. En France, on totalise 42 000 nouveaux cas et 12 000 décès chaque année [2, 3].

Les cancers du sein qui surexpriment le gène HER2, proto-oncogène codant pour un facteur de croissance épithélial humain (human epidermal growth factor receptor 2), sont plus agressifs, présentent un risque élevé de récidives et de métastases [4., 5., 6., 7., 8.] et ont conduit au développement de traitements spécifiques bloquant ce récepteur [9, 10].

Les données de prévalence disponibles pour ces tumeurs spécifiques de mauvais pronostic ne sont cependant pas concordantes : entre 10 et 26 % des cancers du sein en situation adjuvante selon les études [11., 12., 13., 14., 15.].

(Video) 27 | Cancer du sein

Compte tenu de ces discordances, deux questions se posent :

quelle est en France la prévalence du cancer du sein avec surexpression de HER2 en situation adjuvante ?

Les variations des estimations rapportées peuvent-elles s'expliquer par des différences en termes de caractéristiques des patientes et/ou des tumeurs ?

Section snippets

Matériel et méthode

Une étude épidémiologique rétrospective a été réalisée auprès de laboratoires d'anatomopathologie recrutés à partir du fichier national des centres français réalisant les examens anatomopathologiques pour des établissements de soins ayant un recrutement important en pathologie mammaire (établissements couvrant 80 % des ventes françaises d'une thérapie ciblée). Le recueil d'information (structure de prise en charge de la patiente, âge de la patiente, taille histologique de la tumeur, statut

Résultats

Entre mai et juillet 2007, 2 144 cancers du sein ont été recensés par 91 centres français d'anatomopathologie. Les analyses ont été réalisées pour toutes les structures potentielles de prise en charge des patientes (24 CHU, 29CH, 12 centres de lutte contre le cancer [CLCC] et 26 cliniques ou laboratoires privés).

Parmi ces 2 144 cancers du sein, 1 934 tumeurs (90 %), analysées par 88 centres (97 %), étaient en situation adjuvante. Les CLCC étaient les structures les moins représentées, en nombre

Discussion

Cette étude représente une vaste enquête épidémiologique nationale de prévalence en 2007 de la surexpression de HER2 dans le cancer du sein en situation adjuvante (n=1 934).

La représentativité des centres participants a été assurée par leur mode de sélection (tous les centres issus d'une base nationale et acceptant de participer à l'étude ayant été recrutés) même si la répartition des structures de prise en charge des patientes n'a pas été contrôlée a posteriori. Par ailleurs, ont été

Conclusion

Cette étude épidémiologique française a permis de mieux cerner la prévalence de la surexpression de HER2 dans le cancer du sein en situation adjuvante (au moins 12,1 % au global), avec des variations selon l'âge des patientes (de 10,0 à 15,9 %), la taille tumorale (de 9,0 à 24,6 %) et la structure où l'examen a été réalisé (de 11,1 à 15,7 %). Cette étude a également permis de mettre en évidence l'intérêt de l'évaluation du statut HER2 chez les patientes âgées et en cas de tumeur de petite

Remerciements

Cette étude a été réalisée avec le soutien financier de Roche.

Conflits d'intérêts

Laboratoires Roche.

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      2016, Bulletin du Cancer

      Le pronostic des tumeurs mammaires infra-centimétriques est hétérogène. L’objectif de l’enquête EURISTIC était d’évaluer la perception de la communauté oncologique française sur les facteurs pronostiques des cancers du sein (CS) pT1a,b pN0. Un auto-questionnaire a été envoyé à plus de 2000spécialistes français impliqués dans la prise en charge des CS. Six cent soixante-trois médecins ont répondu à l’enquête, soit un taux de réponse de 33%. La taille tumorale n’est pas considérée comme un critère pronostique essentiel pour 58% des répondants. La limite définissant «un mauvais pronostic» varie ainsi selon les caractéristiques immuno-histochimiques: 22mm pour les tumeurs exprimant les récepteurs hormonaux (RH), 10mm pour les tumeurs surexprimant HER2et 7mm pour les tumeurs triple négatives (TN). Quatre-vingt-trois pour cent des participantsconsidèrent une tumeur pT1a,b exprimant les RH comme de bon pronostic, contre seulement 21% si ces tumeurs sont HER2+ et uniquement 8% en cas de tumeur TN. Les facteurs perçus comme les plus péjoratifs sont: la surexpression HER2 (29%), l’absence d’expression des RH (20%), le grade élevé (20%), le caractère triple négatif (14%), un KI67élevé (5%), la présence d’embole vasculaire (3%), le jeune âge de la patiente (2%) et l’index mitotique élevé (1%). Pour les spécialistes français, les caractéristiques immuno-histochimiques, notamment le statut hormonal et la surexpression HER2, sont des facteurs pronostiques forts pour les CS infra-centimétriques.

      The prognosis of infracentimetric breast cancers (BC) is heterogeneous. The EURISTIC survey describes how French oncology specialists perceive the prognosis of pT1a,b pN0 BCs. A self-administered questionnaire has been sent to over 2000 French BC specialists. Six hundred and sixty-three physicians responded. Fifty-eight percent do not consider tumor size as a key prognostic criterion. They consider that the cutoff for poor prognosis is 22mm, 10mm and 7mm for hormone receptors (HRs)+, HER2+ and triple-negative (TN) tumors respectively. Eighty-three percent of respondents consider that a HR+ pT1a,b tumor has a good prognosis (21% and 8% for HER2+ and TN respectively). Factors perceived as most detrimental are: HER2 overexpression (29% of respondents); HR− (20%); high grade (20%); TN status (14%); high KI67 (5%); presence of lymphovascular invasion (3%); young age (2%) and high mitotic index (1%). For French specialists, immunohistochemical characteristics, in particular hormone and HER2 status, are strong prognostic factors in BCs below 1cm.

    • Personalized medicine and breast cancer: Anticipatory medicine, prognostic evaluation and therapeutic targeting

      2013, Bulletin du Cancer

      Le cancer du sein est de plus en plus reconnu comme une large collection d’entités biologiques différentes, dont la prise en charge tend vers une personnalisation accrue. La médecine personnalisée, définie comme une pratique de la médecine qui utilise le profil moléculaire, notamment génétique, des individus et/ou de leur tumeur pour guider les décisions thérapeutiques, concerne tous les stades de prise en charge des cancers du sein : dépistage et prévention des personnes à très haut risque, évaluation pronostique et/ou prédictive des tumeurs localisées, et plus récemment, dans le cadre des stades métastatiques, essais thérapeutiques d’un nouveau type, basés sur la caractérisation génétique du tissu tumoral par les techniques de génomique incluant le séquençage de nouvelle génération, permettant l’orientation vers des thérapeutiques ciblées spécifiques.

      Breast cancer is now considered as a large collection of distinct biological entities, the management of which is increasingly personalized. Personalized medicine –defined as a medicine, which uses molecular profiles, notably genetic profiles, from patients and/or tumors to tailor therapeutic decisions– is now introduced in the management of breast cancer at any stages : screening and prevention of hereditary forms, prognostic and predictive evaluation of early breast cancer, and, more recently, novel clinical trials in advanced breast cancer, where genetic characterization of tumor tissue based on genomics, including next-generation sequencing tools, is used to drive specific therapeutic targeting.

    • Small HER2-positive breast cancer: Which prognosis and which adjuvant treatment?

      2013, Bulletin du Cancer

      Les cancers du sein centimétriques ou infracentimétriques sans atteinte ganglionnaire (pT1a-b N0) voient leur incidence augmenter en lien avec la croissance des pratiques de dépistage systématique. Dans ces formes localisées classiquement de bon pronostic, la surexpression de HER2 apparaît associée à un risque plus élevé de récidive dans plusieurs études rétrospectives. Les études randomisées qui ont le trastuzumab dans le traitement adjuvant des cancers du sein HER2-positifs ayant exclu ces tumeurs, il n’existe pas de données de niveau I permettant de déterminer clairement le rapport bénéfice-risque d’une telle stratégie dans ces stades précoces. Cependant, des données rétrospectives récentes suggèrent un impact favorable et les recommandations actuelles proposent de discuter un traitement adjuvant associant trastuzumab et chimiothérapie à partir d’un stade pT1b. Cette indication, comme la nature des cytotoxiques utilisés, doivent cependant faire l’objet d’une évaluation soigneuse du terrain pour minimiser les risques de toxicité notamment cardiaque.

      Incidence of centimetric or infracentimetric node negative (pT1a-b, N0) breast cancer is increasing due to screening procedures. Although considered as having an overall favorable prognosis, several retrospective studies have suggested a higher risk of relapse when HER2 is overexpressed. Since randomized studies evaluating trastuzumab in the adjuvant setting did not include T1a-bN0, there is no level I evidence supporting the administration of a trastuzumab-based post-operative chemotherapy in these cases. However, some recent retrospective data suggest a benefit for such a strategy and current guidelines recommend to consider adjuvant chemotherapy plus trastuzumab in pT1bN0. The final decision, as well as the nature of cytotoxics to be administered in combination with trastuzumab, require a careful evaluation of the benefit/risk ratio in order to minimize the risk of toxic events, notably at the cardiac level.

    • Olaparib for the treatment of breast cancer

      2017, Expert Opinion on Investigational Drugs

    • High expression levels of egfl7 correlate with low endothelial cell activation in peritumoral vessels of human breast cancer

      2016, Oncology Letters

      (Video) Dr CECILE LOAEC Prise en charge des cancers localisés du sein

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    • Research article

      Suivi longitudinal des sujets contacts de cas de tuberculose à Paris

      Revue des Maladies Respiratoires, Volume 32, Issue 7, 2015, pp. 705-714

      Le nombre de tuberculoses maladie à 12–18mois, dans le cadre de l’activité de dépistage au sein d’un centre de lutte antituberculeuse (CLAT), n’a pas été décrit à notre connaissance en France, la majorité des autres pays n’ayant pas de recommandation d’un dépistage à cette période.

      Nous avons évalué le nombre d’infections tuberculeuses latentes (ITL) traitées ou pas, mises en évidence lors de la phase initiale du dépistage. Nous avons identifié les causes de non-traitement en cas d’ITL, le nombre de tuberculoses maladie et la proportion de perdus de vue lors de la surveillance entre 12et 18mois.

      Parmi 1066sujets contacts, 159présentaient un test QuantiFERON-TB-Gold In-Tube® positif (15%). Un traitement préventif par Rifinah® a été instauré pour 97 (61%) d’entre eux, 7 (7,3%) ayant présenté secondairement des effets indésirables conduisant à une interruption du traitement. Une proportion élevée (56%) des sujets contact a été perdue de vue et la première cause d’absence de traitement préventif instauré (20/52, soit 38%) correspondait au statut «perdu de vue».Aucun cas de tuberculose maladie n’a été identifié parmi les 474 (44%) sujets contacts ayant bénéficié d’une radiographie pulmonaire à 12–18mois dans le cadre du suivi par le CLAT. Le faible taux de tests QuantiFERON-TB-Gold In-Tube® positifs (15%) pouvait être expliqué par la bonne spécificité de ce test et la forte représentation des sujets contacts professionnels dont une proportion probablement importante a été peu, voire non exposée aux cas de tuberculose maladie.

      L’absence de tuberculose maladie lors de la réévaluation à 12–18mois, associée à une majorité (56%) de sujets contacts perdus de vue, nous conduit à proposer de ne plus convoquer les sujets contacts à 12–18mois, à l’exception des sujets contacts vivant sous le même toit que le cas index et/ou présentant un temps de contact cumulé supérieur à 100heures sur la période de contagiosité théorique. Cette proposition reste à confirmer par d’autres travaux, incluant notamment d’éventuels cas secondaires diagnostiqués en dehors des phases de dépistage préétablies par le CLAT.

      To our knowledge, the proportion of active tuberculosis diagnosed after 12–18months during a screening tuberculosis process in a specialized centre (centre de lutte antituberculeuse [CLAT]) has not been described in France. The majority of other countries do not have any recommendation to screen at this time.

      We evaluated the number of treated or not treated latent tuberculosis infections (LTI) identified during tuberculosis screening. We identified the causes of ITL non-treatment, the number of active disease cases and the proportion of subjects lost to follow-up after 12–18months.

      Among the 1066contact subjects, 159 (15%) had a positive QuantiFERON-TB-Gold In-Tube® test. A prophylactic treatment with Rifinah® was given to 97 (61%) subjects, 7 (7.3%) having developed side effects that led to treatment interruption. A high proportion (56%) of contact subjects were lost of follow-up and the main reason for no prophylactic treatment (20/52, 38%) was due to these losses. No active disease cases were identified among the 474 (44%) contact subjects who had a chest X-ray after 12–18months follow-up by the CLAT. The low level of positive QuantiFERON-TB-Gold In-Tube® tests (15%) could be explained by the high specificity of this test and the strong proportion of occupational contacts, of whom a probably significant number were not exposed to active disease.

      The absence of active disease at 12–18months and a majority (56%) of contact subjects lost from follow-up at this period let us propose not to recall contact subjects at 12–18months with the exception of those living under the same roof as the index case and/or those having a cumulative contact time of greater than 100hours during the theoretical infectious period. This proposal remains to be confirmed by other studies, particularly including possible secondary cases diagnosed outside the screening periods by the CLAT.

    • Research article

      Évolution de la reconstruction mammaire par lipomodelage dans le syndrome de Poland: à propos d’un cas avec un recul de onze ans

      Annales de Chirurgie Plastique Esthétique, Volume 60, Issue 1, 2015, pp. 65-69

      Le traitement de la déformation thoraco-mammaire dans le syndrome de Poland est actuellement réalisé depuis 2001, dans notre équipe, par greffe de tissu cellulo-adipeux lorsque celui-ci est possible. Le caractère naturel et durable de la reconstruction est un élément essentiel de cette approche. La question souvent posée était: est-ce que la reconstruction est stable et pérenne à long terme? Aussi, nous proposons une évaluation à très long terme du premier cas de reconstruction thoraco-mammaire par lipomodelage itératif. La patiente était âgée de 12ans et atteinte d’une forme très sévère du syndrome de Poland. Le traitement a consisté en cinq séances de lipomodelage pour un transfert graisseux total de 809mL entre 2001et 2003. Onze ans plus tard, le résultat de la reconstruction est très naturel avec un volume mammaire qui a évolué et évolue encore avec la patiente. Le lipomodelage n’interfère pas sur le suivi mammaire par échographie. Nous pouvons confirmer le caractère stable et durable de ce type de reconstruction. Le transfert de tissu cellulo-adipeux a profondément amélioré les résultats et la prise en charge des déformations thoraco-mammaires du syndrome de Poland.

      Poland's syndrome is a rare congenital malformation with thoracic and breast deformities very difficult to treat. Several techniques can be used involving, sometimes, implant insertion. Most of the classic techniques could not be used in this patient. Particularly, the transfer of the latissimus dorsi flap could not be performed because of the agenesis of the muscle. Lipomodeling is used, in our team, for breast reconstruction since 1998. This case was described and published one year after the end of the reconstruction in 2004. The immediate outcome appeared very satisfying and effective but some surgeons remained skeptical. An important question remains: what about the long-term efficiency and stability of the reconstruction? In this review, we report our first case of severe Poland's syndrome treated eleven years ago with lipomodeling. The patient was twelve years old. She had a severe form of Poland's syndrome. Five fat grafting sessions were performed between 2001 and 2003, for a total transfer of 809ml. Today, outcome is very satisfying with a natural breast shape, consistency and sensitivity. An increase of volume in the reconstructed breast is noted. It is due to a rapid and significant weight gain by the patient. We performed two shorts movies describing this outcome one year and ten years after the reconstruction. It confirms the stability and the sustainability of the reconstruction. Lipomodeling does not interfere with breast ultrasound surveillance. Fat grafting deeply improved outcomes and management of thoracic and breast deformities in Poland's syndrome.

    • Research article

      Radiothérapie mammaire locorégionale et traitement concomitant par trastuzumab

      Bulletin du Cancer, Volume 101, Issue 1, 2014, pp. 40-51

      La surexpression du récepteur Human Epidermal Growth Factor Receptor 2 (HER2) est observée dans 15 % des cancers du sein et associée à un pronostic défavorable en termes de survie globale. Le trastuzumab est une thérapie ciblée anti-HER2, entraînant une inhibition spécifique des mécanismes moléculaires déclenchés par ce récepteur. En situation adjuvante, le trastuzumab et la radiothérapie ont chacun montré leur efficacité oncologique dans la prise en charge des tumeurs mammaires présentant ce profil moléculaire. Cependant, ces deux traitements exposent à un risque accru de toxicités, en particulier sur le plan cardiovasculaire. D’autre part, l’effet radiosensibilisant du trastuzumab a été montré in vitro et in vivo. De ce fait, le rapport bénéfice/risque d’un traitement concomitant reste à définir.

      Cette revue de la littérature a pour principaux objectifs de décrire le rationnel rendant envisageable l’administration du trastuzumab concomitamment à la radiothérapie mammaire locorégionale, et de rappeler les résultats des études cliniques ayant évalué cette association thérapeutique.

      (Video) Cancer du sein Gynécologie Obstétrique PR MOULAY EL Hadj

      The overexpression of the Human Epidermal Growth Factor Receptor 2 (HER2) is observed in 15 % of breast cancers and associated with poor prognosis in terms of overall survival. Trastuzumab is an anti-HER2 targeted therapy, leading to a specific inhibition of the molecular mechanisms triggered by this receptor. In an adjuvant setting, trastuzumab and radiotherapy have each proved their oncologic efficacy in the management of the breast tumours presenting this molecular profile. However, both treatments expose to an increased risk of toxicities, particularly cardiovascular ones. Moreover, the radiosensitizing effect of trastuzumab has been proved in vitro and in vivo. Hence, in clinical practice, the benefit/risk ratio of a concurrent treatment remains to be defined.

      This literature review has for purposes to describe the rationale making conceivable the administration of trastuzumab concurrently with locoregional breast radiotherapy, and to remind the results of the clinical studies having assessed this therapeutic association.

    • Research article

      Progrès récents dans les thérapies ciblées dans le traitement du cancer du sein métastatique HER2-positif

      La Presse Médicale, Volume 42, Issue 11, 2013, pp. 1461-1468

      Le cancer du sein métastatique (CSM) est une maladie incurable. L’objectif du traitement reste avant tout palliatif visant à améliorer la qualité de vie par le contrôle de la maladie (en termes de survie sans progression [SSP]), aussi longtemps que possible, et le traitement des symptômes avec le moins d’effets secondaires. Le gène c-erb B2ou HER2ou neu est amplifié dans 20–25% des cancers du sein. Cette amplification est synonyme d’une maladie plus agressive et d’un mauvais pronostic. Les patientes porteuses d’un CSM HER2-positif bénéficient des nouveaux traitements ciblant le récepteur HER2.

      Ces traitements ont montré leur efficacité en monothérapie et ont une action synergique avec la chimiothérapie. Leur profil de toxicité est largement acceptable en comparaison avec celui de la chimiothérapie.

      En première ligne métastatique, le traitement doit comprendre une association à base de trastuzumab avec une chimiothérapie.

      Après progression sous un traitement à base de trastuzumab, la reprise du trastuzumab en association avec une nouvelle chimiothérapie est un traitement raisonnable.

      Après une deuxième progression sous trastuzumab, l’association à base de lapatinib plus capécitabine (ou une autre chimiothérapie si la capécitabine a été préalablement utilisée), doit être indiquée; l’association à base de lapatinib et de trastuzumab est un traitement raisonnable.

      L’inclusion dans des essais cliniques doit continuer pour améliorer les résultats thérapeutiques de nos patientes.

      Metastatic breast cancer (MBC) is an incurable disease. The goal of treatment is mainly palliative to improve quality of life by the control of disease (in terms of disease free survival [DFS]) as long as possible, and to treat symptoms with fewer side effects. The gene c-erb B2 or neu or HER2 is amplified in 20–25% of breast cancers. This amplification is associated with a more aggressive disease and a poor prognosis. Patients, carrying a HER2-positive MBC, benefit from new therapies targeting the HER2 receptor. These treatments have shown their efficacy as single agent, and have a synergistic effect with chemotherapy. There is a more toxicity profile in comparison with that of chemotherapy. In first line metastatic disease, treatment should include a combination based on trastuzumab and chemotherapy. After disease progression with trastuzumab-based therapy, rechallenging Trastuzumab in combination with chemotherapy is a reasonable option.

      After a second progression with trastuzumab, a combination based on lapatinib plus Capecitabine (or other chemotherapy if Capecitabine was previously used) should be proposed; the combination based on lapatinib and trastuzumab is reasonable.

      Inclusion in clinical trials must continue to improve outcomes for our patients.

    • Research article

      Cancer du sein luminal et apport des classifications intrinsèques moléculaires : comment identifier les tumeurs luminales A et B en 2015 ?

      Bulletin du Cancer, Volume 102, Issue 6, Supplement 1, 2015, pp. S34-S46

      Les cancers du sein de type luminal, i.e. exprimant le récepteur des œstrogènes, représentent 70 à 80 % de l'ensemble des carcinomes mammaires. Ce sous-groupe rassemble une population hétérogène de tumeurs, en termes d'évolution clinique, de morphologie histologique, de phénotype, et de caractéristiques moléculaires. Véritable spectre lésionnel, les cancers luminaux sont au cœur des enjeux de la désescalade thérapeutique entamée ces dernières années. En effet, de multiples travaux ont montré que, si environ la moitié de ces tumeurs sont associées à un très bon pronostic (i.e. tumeurs de sous-type luminal A selon la classification moléculaire intrinsèque), 20 % sont associées à une évolution clinique péjorative (i.e. sous-type luminal B), les 30 % restants correspondant à des tumeurs intermédiaires de classification beaucoup plus difficile. Les enjeux thérapeutiques sont majeurs, puisque les différentes conférences de consensus nationales et internationales vont proposer une hormonothérapie adjuvante pour les cancers luminaux de bon pronostic, tandis que les formes plus agressives seront prises en charge par hormonothérapie et chimiothérapie adjuvantes. Le pathologiste, par le travail de caractérisation morphologique, phénotypique et moléculaire qu'il produit, est plus que jamais au centre de ce dilemme décisionnel. L'objet de cette revue est de présenter l'état de l'art des connaissances, dogmes et pratiques sur les cancers du sein de sous-type luminal en 2015.

      Luminal breast cancers (i.e. displaying œstrogen receptor expression) account for 70 to 80% of all breast cancers. It encompasses a heterogeneous population of tumors, differing by their clinical course, histopathological characteristics, phenotypes and molecular features. As a continuum of lesions, luminal breast tumors are critically challenged by the recent evolution in treatment decision making. Indeed, whilst about half of luminal breast cancers are associated with a very good prognosis (so-called luminal A tumors with regard to the intrinsic molecular classification), 20% of luminal tumors display a poor clinical outcome (i.e. luminal B tumors), the remaining tumors corresponding to intermediate lesions that are very difficult to accurately classify. Clearly, therapeutic issues are critical, since according to the vast majority of international consensus guidelines luminal A tumors are best treated by endocrine therapy, whilst an additional adjuvant chemotherapy will be proposed to patients harbouring luminal B breast cancer. By providing precise histopathological, phenotypic and molecular characterization of luminal breast tumors, the pathologist is actually the cornerstone of this therapeutic decision. Herein we aim to review the state-of-the-art knowledge on luminal breast carcinomas, with a perspective of routine clinical practice in 2015.

    • Research article

      Autorisation de mise sur le marché du trastuzumab emtansine (Kadcyla®) dans les cancers du sein métastatiques HER2-positifs

      Bulletin du Cancer, Volume 102, Issue 4, 2015, pp. 390-397

      HER2 (human epidermal growth factor receptor 2) est surexprimé dans 15à 20% des cancers du sein. L’avènement des thérapies ciblées anti-HER2, et notamment du trastuzumab, a transformé l’histoire naturelle de cette maladie. Le trastuzumab emtansine (T-DM1, Kadcyla®), composé du trastuzumab et de l’agent cytotoxique emtansine (ou DM1) couplés par un agent de liaison stable, a obtenu en novembre 2013une Autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne. Le trastuzumab emtansine cible et inhibe la voie de signalisation de HER2, tout en permettant de délivrer l’emtansine directement à l’intérieur des cellules cancéreuses HER2-positives. Il est indiqué en monothérapie dans le traitement de patientes prétraitées par taxane et trastuzumab pour un cancer du sein surexprimant HER2, d’évolution métastatique ou localement avancée non résécable, ou en rechute dans les 6mois suivant un traitement adjuvant. Cette indication découle des résultats de l’étude EMILIA, essai ouvert de phase III randomisé contre la combinaison lapatinib-capécitabine. Le trastuzumab emtansine permettait une amélioration significative des deux critères de jugement principaux: la survie sans progression passait de 6,4mois dans le bras lapatinib-capécitabine à 9,6mois pour le bras trastuzumab emtansine (Hazard Ratio [HR]=0,65; intervalle de confiance à 95% [IC 95%]=0,55–0,77; p<0,001); et la survie globale de 25,1mois à 30,9mois (HR=0,68; IC 95%=0,55–0,85; p<0,001) lors la deuxième analyse intermédiaire. Les taux d’évènements indésirables étaient supérieurs dans le bras lapatinib-capécitabine.

      HER2 (human epidermal growth factor receptor 2) is overexpressed in 15 to 20% of breast cancer. Anti-HER2 targeted therapies, notably trastuzumab, have transformed the natural history of this disease. Trastuzumab emtansine, consisting of trastuzumab coupled to a cytotoxic agent, emtansine (DM1), by a stable linker, has been approved in November 2013 by the European Medicine Agency. Trastuzumab emtansine targets and inhibits HER2 signaling, but also allows emtansine to be directly delivered inside HER2-positive cancer cells. It is indicated as single-agent in taxane and trastuzumab-pretreated HER2-positive breast cancer patients with metastatic and locally recurrent unresecable disease or relapsing within 6 months of the end of adjuvant therapy. This indication is based on the results of the EMILIA study, an open label phase III randomized trial comparing trastuzumab emtansine to lapatinib-capecitabine. The two primary endpoints were reached. The progression-free survival was 6.4 months in the lapatinib-capecitabine arm versus 9.6 months for the trastuzumab emtansine arm (HR=0.65; 95% CI=0.55–0.77, P<0.001). Overall survival at the second interim analysis was 25.1 months in the lapatinib-capecitabine arm versus 30.9 months in the trastuzumab emtansine arm (HR=0.68; 95% CI=0.55–0.85, P<0.001). Moreover, adverse events were more frequent in the lapatinib-capecitabine arm.

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    FAQs

    Où se situe généralement le cancer du sein ? ›

    cancer du sein se propage généralement dans les ganglions de niveau I, II et III : Les ganglions de niveau I longent le côté externe du muscle (petit pectoral) qui se situe sous le grand pectoral. Les ganglions de niveau II sont situés sous le petit pectoral.

    Quelle différence entre Stade et grade cancer ? ›

    Le stade d'un cancer correspond à un état d'avancement géographique. "Le grade, lui, correspond à l'agressivité du tissu cancéreux" informe le Dr Alain Toledano. Le grade 1 indique un cancer qui n'est pas agressif, le grade 3 un cancer agressif et le stade 2 un cancer moyennement agressif.

    Quels sont les symptômes d'un cancer ? ›

    Signes précurseurs de cancer éventuel :
    • Perte de poids inexpliquée.
    • Fatigue.
    • Sueurs nocturnes.
    • Perte d'appétit.
    • Douleur nouvelle et prolongée.
    • Nausées ou vomissements récurrents.
    • Sang dans les urines.
    • Sang dans les selles (visible ou détectable par des examens de laboratoire)

    Les femmes ne devraient pas tomber enceintes pendant qu’elles ou leur partenaire sont sous chimiothérapie ou hormonothérapie. Ces traitements peuvent causer des malformations congénitales. Même les femmes dont les règles ont récemment cessé peuvent encore être à risque de tomber enceinte pendant un certain temps.

    préservation de la fertilité: Options pour les femmes qui commencent un traitement contre le Cancer construire votre famille après un traitement contre le Cancer: Information pour les hommes construire votre famille après un traitement contre le Cancer: Information pour les femmes. environ 2 à 5 ans après la fin de votre traitement, vos soins peuvent être transférés de votre médecin à une infirmière praticienne en survie (NP)., Votre NP survivorship sera membre de L’équipe du cancer du sein de MSK.. Votre NP survivorship communiquera avec votre médecin local au sujet de votre traitement du cancer du sein et de votre rétablissement afin qu’à temps, vous puissiez transférer vos soins à votre médecin local.. Vous pouvez également demander à votre médecin ou à votre infirmière si vous êtes susceptible de vous sentir somnolent après avoir pris vos médicaments.. La chimiothérapie agit à la fois sur les cellules cancéreuses et sur les cellules normales., Vous êtes censé recevoir vos traitements de chimiothérapie selon un calendrier défini afin que votre corps ait le temps de récupérer entre les traitements.. Votre corps peut avoir besoin de plus de temps pour inverser les effets du traitement (par exemple, permettre à toutes les plaies buccales de guérir ou à la numération sanguine d’augmenter à la normale).. Demandez à votre médecin ou votre infirmière si vous pouvez prendre des produits contenant de l’aspirine ou de l’ibuprofène., Ceux-ci peuvent parfois augmenter le risque de saignement avec une chimiothérapie.. Si vous êtes capable de travailler dépend du type de travail que vous avez, les effets secondaires de votre traitement, et les symptômes de cancer du sein.. la planification préalable des soins implique de protéger votre droit de prendre des décisions concernant vos soins de santé., La planification préalable des soins vous permet de réfléchir à des problèmes de santé importants lorsque vous êtes en bonne santé et que vous n’avez pas besoin de prendre ces décisions immédiatement.. nous vous recommandons de parler avec un membre de votre équipe de soins de santé de vos souhaits au début de votre traitement et chaque fois que vous sentez que les choses ont changé.. Une procuration de soins de santé est un document juridique qui identifie la personne que vous souhaitez prendre des décisions médicales en votre nom si vous n’êtes pas en mesure de les prendre vous-même.

    Deux pas en avant, un pas en arrière : c’est ce à quoi le feuilleton « bisphosphonates et traitement adjuvant des cancers du sein » nous habitue depuis plusieurs années et qui fait que la question n’est toujours pas tranchée.

    Cette épopée se poursuit ainsi dans les pages du New England Journal and Medicine par un article de Coleman et al rapportant les résultats à 5 ans de l’essai AZURE portant sur 3360 patientes avec ou sans 5 ans d’acide zolédronique (Zometa®) en adjuvant [9] .. Une stratification, permettant une étude de sous-groupes, était faite en fonction des caractéristiques suivantes : nombre de ganglions axillaires atteints, stade clinique, statut des récepteurs à l’estradiol, type et séquence de la chimiothérapie, statut ménopausique, utilisation ou non de statines et centre.. Il n’y avait pas de différence significative entre les deux bras de traitement pour la survie sans récidive (77% dans les deux bras, p=0,79) qui était l’objectif principal de l’étude.. Ces résultats étaient vérifiés dans tous les sous-groupes pré-spécifiés mis à part celui des femmes ménopausées où l’acide zolédronique était associé à un bénéfice en termes de survie sans récidive invasive et de survie globale (survie globale à 5 ans de 85% dans le bras avec acide zolédronique vs. 79% dans le bras contrôle ; p = 0,04).. En ce qui concernait les métastases osseuses il y avait même une différence significative avec un effet de l’acide zolédronique apparemment bénéfique chez les patientes ménopausées et délétère chez les patientes non ménopausées.. La conclusion des auteurs est donc de ne pas recommander l’usage de l’acide zolédronique en situation adjuvante mais, comme le précisaient également Bedard, Body et Piccart-Gebhart [10] , de recourir « plutôt tôt que tard » aux bisphosphonates chez les patientes ménopausées, de façon physiologique ou induite, afin de les protéger de complications osseuses mais aussi, peut-être, d’une évolution tumorale.. Il est en effet utile de rappeler que les études portant sur des patientes avec ménopause physiologique (ABCSG-12 [11] ) ou induite (Zo-fast [12] ) témoignent également de l’effet protecteur de l’acide zolédronique sur la survie sans récidive.. Lancet Oncol.

    Caractéristiques histopathologiques - en

    Les RA sont. également présents sur les cellules épithéliales luminales mammaires.. La métaplasie apocrine peut être définie comme la conversion d'une cellule sensible. aux œstrogènes en une cellule sensible aux androgènes.. La métaplasie apocrine et les tumeurs. moléculaires apocrines partagent un enrichissement en différenciation apocrine. même si la métaplasie apocrine n'est pas systématiquement retrouvée dans le sous-. groupe tumoral moléculaire apocrine (32).. Les caractéristiques histologiques propres aux. carcinomes apocrines peuvent aider à l'identification de ces tumeurs moléculaires. apocrines comme nous venons de le détailler dans le chapitre traitant des lésions. apocrines du sein.. L'importance des androgènes et du RA dans les tumeurs triple négatives a entrainé. une prise de conscience de l’intérêt de réaliser le marquage de l'expression du RA. dans l’étude IHC diagnostique des tumeurs triple négatives au côté du RE, RP, et d’HER2 (134,135).. D’autres marqueurs se sont révélés fréquemment associés à ce sous-groupe. tumoral, comme des marqueurs IHC décris dans les carcinomes apocrines infiltrants. et spécifiques du caractère apocrine.. En. effet, l’expression du RA en IHC n’identifie seulement que 58% des tumeurs. moléculaires apocrines identifiées par cette signature transcriptomique, contre 90%. pour FOXA1 (IHC).. Par contre, la présence de HER2 (3+) ou de GCDFP15 positif en IHC. identifie les tumeurs moléculaires apocrines avec une sensibilité de 94% et une. spécificité de 100%.. Si l’on considère l’expression protéique de GCDFP-15 et. d’HER2 en IHC pour définir les tumeurs moléculaires apocrines, le RA n’est retrouvé. exprimé que dans seulement 37,8% (139) ; en contradiction avec la définition. classique reposant sur la positivité du RA.. Une autre équipe a testé la combinaison de plusieurs marqueurs IHC comprenant le. RE, RP, SPDEF et ALCAM pour identifier les tumeurs moléculaires apocrines,. retrouvant une sensibilité proche de 100% (IC 95% : 69-100%) et une spécificité de. 94% (IC 95% : 79-99%) (36).. Au total, la positivité du RA associée à la négativité du RE en IHC ne semble pas. parfaite pour identifier les tumeurs moléculaires apocrines (quel que soit le statut de. HER2).. Les données de la littérature montrent que parmi. les tumeurs triple négatives, une combinaison du RA avec des marqueurs tels que. FOXA1 et/ou GCDFP15 semble présenter un réel intérêt car explore le caractère. apocrine de ces tumeurs ; caractère au centre de la définition princeps de Farmer et. al. (32).

    Faut-il poursuivre le dépistage au-delà de 75 ans ? Sur ce sujet, les experts ne sont pas tous du même avis. Doctissimo vous présente les éléments du débat.

    La proportion de cancers du sein chez la femme de plus de 70 ans est de 33%.. Pour le CNGOF, il ne s’agit pas de soumettre toutes les femmes âgées à un dépistage organisé, mais il convient d’informer les femmes, leur entourage et les médecins qui les suivent sur la nécessité de ne pas baisser la garde.. "En poursuivant le dépistage au-delà de 75 ans, on pourrait épargner entre 3 000 et 4 000 morts par cancer du sein , par an en France" , fait savoir le Pr Carole Mathelin, chef du service de sénologie au CHU de Strasbourg.. Selon cette spécialiste, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et la Société internationale de sénologie (SIS), ledépistage du cancer du sein organisé devrait être recommandée chez les femmes de plus de 75 ans .. Si la question de la poursuite du dépistage après 75 ans se pose, c’est parce que selon les données Françaises de 2018, la proportion de cancers du sein chez la femme de plus de 70 ans est de 33%.. L'âge est le principal facteur de risque de cancer du sein avec une courbe d'incidence qui augmente régulièrement de 30 à 80 ans.. Une situation qui alarme les gynécologues du CNGOF qui regrettent, qu’à l'occasion de leur dernière convocation, les femmes concernées par le dépistage reçoivent un courrier de l'Institut national du cancer (INCa) stipulant que "après 74 ans, vous ne recevrez plus d'invitation régulière de notre part" et les invitant à se "rapprocher" de leur médecin traitant pour "déterminer la modalité de surveillance la plus adaptée" .. Si le dépistage national ne continue pas à cet âge, la surveillance ne doit pas s'arrêter pour autant, d'autant plus que le risque augmente régulièrement et que l'espérance de vie reste importante : environ 10 ans pour une femme de 80 ans .. "Il ne faut pas abandonner ces femmes" soutient Dr. Bruno Cutuli 4 , radiothérapeute et oncologue, président de la Société Française de Sénologie et de Pathologie Mammaire lors de la conférence de presse Cancer du sein de la femme de moins de 40 ans et de plus de 70 ans, le 18 septembre 2020.. Pour le CNGOF, il ne s’agit pas de soumettre toutes les femmes âgées à un dépistage organisé : l’augmentation de l’âge pour le dépistage organisé aurait un coût non négligeable.. "La place de l’ examen clinique mammaire lors des consultations médicales doit être renforcée, et il est utile d’inviter les femmes qui le souhaitent à poursuivre un dépistage mammographique individuel lorsqu’elles ont dépassé l’âge du dépistage organisé" insiste le Pr Mathelin.. À savoir : le taux de survie relative à 5 ans chez les femmes âgées est de 76%pour celles de 75 ans et plus , de 92% pour celles de 45 à 74 ans et 90% chez les femmes jeunes de moins de 45 ans.. Si les indications de la radiothérapie sont similaires à celles des femmes jeunes, le nombre total de séances et la durée de total de traitement sont bien plus courts : 3 semaines contre 5 à 6 semaines pour les femmes jeunes .. "La tolérance de ce traitement est généralement très bonne et peut-être appliqué même à des patientes très âgées afin de réduire le risque de rechute" informe Dr. Cutuli.. La durée standard est de 5 ans mais peut aller jusqu'à 8 ou 10 ans en cas de facteurs de risque importants.

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    Last Updated: 07/24/2022

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